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Une attaque dans une ruelle par un raton laveur

Le 20 juin 2020, je me suis fait attaquer par un raton laveur.

 La journée avait bien commencé.  Je suis allée courir.  Il faisait beau et ma course s’est bien passé.  Ensuite, j’ai fait un tour dans le spa.  J’en suis sortie reposée et contente !  J’ai entendu un petit cri inhabituel.  J’ai vu un bébé raton-laveur sur ma clôture.  Il était tout simplement adorable !  Comme les cris continuaient, je suis allée voir dans la ruelle.  Maman avertissait ses petits qui étaient allés chez les voisins.

J’ai salué des voisins de l’autre côté de la ruelle, un condo au 3e étage (J’ai réalisé plus tard qu’ils devaient me regarder dans le spa).  Maman raton était dans la ruelle avec ses 2 petits.  Nous avons commenté à quel point ils étaient mignons.  Nous voyons souvent des ratons dans notre cours, mais je crois que c’était la première fois que je voyais des BB.  Naturellement, j’ai pris des photos.

La maman s’est dirigée vers moi.  J’ai pensé tout simplement qu’elle allait passer devant moi…

La maman a décidé de m’attaquer !  Elle m’a mordu super fort, et elle ne lâchait pas !  J’ai essayé de pater dessus avec mon téléphone, elle ne lâchait pas.  Elle me mordait fort!  J’ai essayé de la prendre avec ma main gauche pour la tasser.  Elle m’a mordu la main.  Elle me regardait, et elle ne lâchait pas.  Elle m’a remordu la cheville.  Je pleurais. J’hurlais.  Finalement, j’ai réussi à la faire lâcher.  J’avais horrible ment mal.  Je saignais abondamment.

 Les voisins ont regardé la scène sagement assis à leur balcon au 3e étage.  Je les entendu me demander, est-ce que ça va.  J’ai crié non !  Ils ont tout vu et n’ont même pas pensé me venir en aide pendant l’attaque, ni apprès.  J’étais abasourdie, de voir des gens physiques proche ne pas venir de donner aide.  On comprend mieux l’histoire de la femme qui s’était fait violer à New York et que tous les témoins étaient restés tranquillement chez eux.  Je ne voulais pas de mal à la maman raton.  Mais un peu d’eau d’un arrosoir aurait pu la faire fuir.  Ma mère dit que c’est un cas de responsabilité diffuse.  Je pense tout simplement que c’est de gros imbéciles !

 Sous le choc, j’ai essayé de rejoindre mon mari au téléphone.  Il dormait.  Je suis entrée à la maison en pleurant toujours pour aller à l’urgence.  J’avais la jambe et la main en sang et j’avais mal.  Nous sommes partis à l’urgence dans les prochaines minutes.

 Normalement, se rendre à l’urgence, devrait nous prendre 10 minutes.  Mais non, la ville de Montréal a décidé de fermer St-Denis dans le Quartier latin…  Nous avons dû faire un énorme détour dans des rues envahies de cônes orange.  Bloquer l’accès au plus gros hôpital de Montréal, en plus en temps de covid est d’une absurdité consommée !  En parenthèse, bloquer les rues ne suscite pas une reprise de l’économie après covid.  Au nombre de cônes de construction dans la ville, je suis sur le point de simplement les ignorer et passer au travers.

 Arrivée à l’hôpital, j’offrais un triste spectacle.  Pleine de sang et de larmes.  Un policier m’a gentiment offert une chaise roulante.  Ensuite, on passe aux questionnaires…  Les gardes de sécurité m’ont accompagné.  Ils ont été fort gentil et je les remerciés.  Je vois l’infirmière, qui me dit que mon pouls est rapide.  Vraiment ?  Je n’attends pas très longtemps pour voir un médecin.  Et là, les choses se gâtent.

Petit examen par le médecin à l’urgence.  Pas besoin de points de suture.  Lorsque l’on se fait mordre par un raton, il faut avoir un vaccin pour la rage.  Il a fallu que j’insiste pour avoir des antibiotiques !  Dans la bouche, tous les mammifères ont des bactéries…  Je fais du diabète de type 2, c’est encore plus important.  Le médecin a fait des recherches et a confirmé ma demande.  J’ai eu mon vaccin.  Le plus pire (une expression que j’utilise) avec la rage est qu’il faut donner un vaccin vivant directement dans les blessures.  Le médecin commande le vaccin à la banque de sang en envoyant un fax...

À ce point ci, il faut noter, que j’ai toujours très mal, que je saigne.  Mon mari n’a pas pu m’accompagner dans les locaux de l’urgence à cause du covid.  Je suis toute seule.  J’ai commencé à laver mes plaies avec ce que le médecin m’avait laissé.  Plus tard, un infirmier vient me voir, avec des lingettes et de l’eau saline.  On doit laver mes plaies à l’eau pendant 15 minutes.  Je finis par le faire toute seule.  Il est à noter, que je n’ai même pas eu d’aspirin pour la douleur.  Je n’ai senti aucun désir dans le personnel de vouloir me donner un coup de main.  J’ai sérieusement douté de l’utilité d’être venu à l’urgence.  Mais je n’avais pas le choix à cause du vaccin contre la rage.

 

J’ai essayé de dormir sous la lumière tamisée des néons (sic).  Après deux heures, je suis allée voir au poste de garde.  Les secrétaires (ou autre) ont été à leur normalité, c’est-à-dire bêtes comme leurs pieds.  J’ai demandé un suivi sur la demande du vaccin.  Le médecin qui surfait une le Web, a fini par venir me répondre que la demande était envoyée par fax et qu’ils n’avaient aucune idée de l’état de la demande.  Il a renvoyé un fax…

Toujours rien contre la douleur.

Le vaccin (en fait des immunoglobulines antirabiques) arrive.  Il faut me piquer dans chaque trou de morsure.  Sans surprise, cela faisait très mal.  Finalement, le médecin m’a offert un dérivé de morphine pour les quelques minutes de l’intervention.  Soulagement pendant le temps des piqûres.

Ensuite, un infirmier a fait mes pansements.

J’ai discuté avec le médecin de l’aberration du fax.  J’ai carrément dit que l’on était en plein Moyen Âge !  Le médecin m’a confirmé que les communications du covid ont été lentes à cause du fax, que les statistiques ne se sont pas rendues au WHO à cause que tout se fait par fax.  Il n’y a pas de suivi avec un fax.  Ce n’est pas sécuritaire, on n’est pas certain qu’ils soient lus…  Nous avons la technologie pour régler le problème, depuis au moins 25 ans…  C’est d’une absurdité qui fait honte !  Après on se demande pourquoi cela va mal dans les urgences !

À l’hôpital, on n’a pas de soins.  Que le patient soit en douleur, on s’en fiche pas mal.  J’ai été attaquée, j’ai été traumatisée sans que cela n’inspire le personnel de l’hôpital qui étaient occupés à se raconter leurs dernières beuveries de simplement me venir en aide.  L’urgence était presque vide, et sérieusement le personnel avait du temps.  Je n’étais pas en état d’écrapou digne d’une première page dans les journaux, à ma petite échelle, j’étais en détresse.  J’aurais quand même aimé que pour une fois, on prenne soin de moi.

 

J’ai eu trois rappels de vaccins au CLSC.  Pas d’histoire.

Nous sommes presqu’à un mois de l’attaque, et je ne suis pas encore guérie, mais presque.  J’ai eu beaucoup d’aide à la maison.

 


 

 

 

 


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